Sortie saine et sauve de mon gardiennage au Parker, la canicule retombée, mon premier réflexe fut d'aller me jeter un drink derrière la cravate. Je marchai près d'une heure avant d'entrer dans un liquor store où je m'offris une bière brune d'un litre afin de désaltérer ma soif sauvage. A peine terminée, je m'en jetais une autre. Je ne l'avais pas volé. Le patron des lieux commença à me faire la causette en russe pensant que je venais de Moscou. Il me dit que j'avais la tête de là-bas, la mâchoire carrée, les cheveux blonds, la morphologie de gymnaste.

Mes parents m'avaient appris à être polie, à être à l'heure, à être drôle parfois, mais surtout ils m'avaient appris quelques mouvements de full contact qui, ici, allaient prendre tout leur sens. Mais au lieu de cela, ma première réaction fut de rire devant la riquiquitude de son attribut comparable à une knacki ball. Il devint alors framboise de rage et il se mit à avancer vers moi avec l'évidente envie de me tuer, de me découper en morceaux pour me donner à manger à ses chiens que j'entendais aboyer derrière la porte de la réserve.