N°09
L'UNBELIEVABLANTE HISTOIRE DE LA
JEAN-PIERRE
Jean-Pierre, c’est pas un prénom, c’est une antidote sexuellement transmissible du Marais. Tu crois que tu vas juste prendre un café au Progrès, et bam, il est déjà là, posé à une terrasse avec son verre de blanc frais, en train de scanner ta mine comme s’il avait inventé la reconnaissance faciale. Pas besoin de flicage, Jean-Pierre te scanne en 0,3 seconde : qui tu baises, combien tu gagnes, et si ton manteau est vintage ou si c'est un Zara. JP, c’est une machine. Neuralink l’aurait payé en stock-options pour lui greffer sa puce tellement il anticipe tout.
Ce n'est pas un dragueur. C'est pire
Ce bonhomme est un cocktail tout à fait original : 50 % calme plat, 50 % incendie volontaire. Ça explique pourquoi la bottine JeanPierre a un talon de 5,5 cm : assez haut pour surplomber les losers, assez bas pour se barrer vite fait en courant si Vincent Lindon débarque pour mettre des tartes. Jean-Pierre, il en a plein, des ex. Officiellement, il est célibataire. Officieusement, il a laissé un champ de mines érotico-émotionnelles entre République et Saint-Paul.Ce n’est pas un dragueur, non. C’est pire.
C’est un mec qui te fait rire, qui t’offre une gorgée de son Pouilly-Fumé naturel et qui te regarde comme si tu étais la seule personne baisable sur Paris. Tu te retrouves à lui raconter tes secrets les plus crades au bout de dix minutes. Et puis quand il a trop bu, Jean-Pierre devient tactile. Une main qui traîne, une caresse qui dure, un souffle qui colle à l’oreille. Ça frôle le charnel, ça s’enfonce dans le viscéral. Exactement comme la bottine qui, dès qu’elle se colle à ta cheville, te transforme en Predator de la mode.
« il suffit que Jean-Pierre passe devant, s’assoie, et soudain, c’est le nouveau hotspot. »
Jean-Pierre, c’est aussi un roi du Marais. Pas un roi officiel avec sceptre et couronne — plutôt le mec qui décide que tel bar est hype, et trois jours plus tard c’est blindé de connards en Normcore qui prétendent connaître le patron. Il a un flair. Une capacité à flairer le beau, le chaud, le cool. Si un resto est mort, il suffit que Jean-Pierre passe devant, s’assoie, et soudain, c’est le nouveau hotspot.
La bottine JeanPierre incarne ça : elle a ce pouvoir surnaturel de transformer n’importe quel trottoir dépressif en défilé. Tu marches dedans, et d’un coup le monde entier devient un peu plus excitant. Tu pourrais aller acheter du PQ chez Monoprix, mais tu vas le faire avec la dégaine d’une actrice qui sort d’un plan à trois avec Bowie et Grace Jones.
Mais attention, Jean-Pierre n’est pas qu’un fantasme. Il a son côté sombre, crade, punk. On raconte qu’il dort rarement chez lui, que ses draps sentent plus le blanc que l’assouplissant. Mais c’est précisément ça qui fait son aura : il est trop vivant, trop instable, trop libre pour être domestiqué.
« elle a ce pouvoir surnaturel de transformer n’importe quel trottoir dépressif en défilé. »
La bottine JeanPierre, c’est pareil : pas sage, pas rangée, pas « bonne élève ». C’est une chaussure qui transpire l’interdit, qui te donne envie de dire « fuck » au monde entier et d’aller boire des shots de tequila à 11 h du mat. C’est une bottine qui te transforme en héroïne de ta propre série, forcément glamour, jouissive, provoc, sensuelle et pleine de panache.