Il y a une dizaine d'années, je me suis rendue dans un bar du 20ème pour y faire projeter un court-métrage que j'avais réalisé. C'était bon enfant et mon film passa au milieu d'une douzaine d'autres.

 

Il y a une dizaine d'années, je me suis rendue dans un bar du 20ème pour y faire projeter un court-métrage que j'avais réalisé. C'était bon enfant et mon film passa au milieu d'une douzaine d'autres. Les gens s'en sont délectés et ils ont bien ri. Du coup, après, de nombreuses personnes sont venues vers moi pour me féliciter et m'offrir des verres. C'était sympa, j'étais ivre mais ravie de toutes ces nouvelles rencontres.
Avant de partir, je m'attardai sur les murs pour y découvrir des tableaux. Des oeuvres pleines de monstres, de couleurs, de mélanges, de fin du monde, de sexes, de spleen, de joie. J'ai de suite pensé qu'il m'en fallait une. Le lendemain je rencontrai l'artiste pour m'offrir la plus atomique d'entre toutes. On sympathise, on se boit quelques verres de rosé et on se dit à bientôt sans vraiment trop y croire car en plus, il partait vivre dans le nord.
Mais lorsque je créai ma marque, il devint évident, qu'en plus des chaussures, je tenais à vous gâter comme vous le méritez avec une belle vitrine, des cartes postales informatives et des totes de rêve. Et là j'ai eu un flash, comme quand je tire les cartes et que je vois l'avenir. J'ai pensé direct à ce type auquel j'avais acheté ce tableau quelques années auparavant.
Je le retrouve, je l'appelle  et on se met d'accord sur une première collaboration. Au fil du temps je lui demande ce que je veux, l'ambiance, l'idée. Soit je viens avec une idée, soit je m'appuie sur ce qu'il a déjà réalisé.
Ce gars en question, c'est Grégoire Dalle et voilà, je voulais vous le présenter, simplement, humblement, artistiquement, amicalement.